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Blogue Opinions

Cherche médecin, 30-50 ans, non-fumeur, pour rencontres privées

money-doctor.jpgAvec le démarrage du Groupe Chaoulli, qui veut offrir à ses membres un accès plus rapide à des soins de santé, c'est encore une fois le sempiternel débat sur le privé en santé qui est remis à l'ordre du jour.
Alors, on l'ouvre ou pas, cette porte?

À ce que j'en comprends, le Groupe Chaoulli, fondé par le Dr Jacques Chaoulli, connu pour sa croisade pour une plus grande place du privé en santé, fonctionnera comme une sorte d'agence de rencontres.

En somme, il permettra à ses membres de trouver un médecin rapidement, qu'il soit issu du privé ou du public. Un antidote aux listes d'attente. Un moyen pour les malades plus fortunés de passer devant les autres.

Et s'il s'agit d'un médecin participant au régime public, le patient pourrait payer les services de sa poche, à condition que les services dudit médecin soient offerts en dehors de ses heures de pratiques dans le régime public.

Le Dr Chaoulli croit sa créature légale. Pour le prouver, il invoque un article de la Loi sur l'assurance-maladie qui permet, par exemple, à un club de hockey d'engager un médecin.

Où ira ce projet? Je l'ignore.

Déjà, le ministère de la Santé et des Services sociaux doute de la légalité de l'entreprise.

Le débat sur le privé en santé a lieu depuis des années. Si vous voulez mon avis, il se terminera le jour où il y aura, au Québec, un système de santé public et un système privé en parallèle.

La raison est simple : il y a des milliards à faire avec la santé. Ceux qui ont tout intérêt à ce que l'on ouvre la porte au privé -les compagnies d'assurances par exemple- ne lâcheront pas le morceau de sitôt.

Le système de santé public était une belle idée. Il l'est encore.

Sauf qu'il m'apparaît illusoire de penser qu'une idée socialiste, telle que "la santé gratuite pour le peuple", fonctionne longtemps. Pas à l'intérieur d'un système capitaliste où c'est "au plus fort la poche"...

Publié par Steve Proulx  le jeudi 11 octobre 2007 à 8H05

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Cet article a reçu 50 commentaires:

Cash a dit le 11 octobre 2007

En quoi le privé permet aux riches de passer avant les autres sur une liste d'attente? Ça fonctionne déjà comme ça dans le service public. Alors avec le privé, les riches vont donner leurs places aux prolétaires donc les listes d'attentes seront moins longues et ils vont payer et pour eux et pour le petit peuple. Où est le scandale, puisque les médecins sont limités dans leurs interventions et ont du temps en masse pour aller se chercher des $$$$$ en side line. Comme ça ils vont arrêter de traire la vache à lait gouvernementale. Notre gogauche plateausienne qui hurle au scandale est la première à passer devant les autres pour se faire soigner. Gang d'hypocrites, de précieuses ridicules.


lustuccc a dit le 11 octobre 2007

@ Raynal

...Après vous mon cher... ;-)


Félix a dit le 11 octobre 2007

La question est plus, devons nous laissez la porte ouverte où la fermé? C'est un secret de polichinelle que le privé est déjà implanté au Québec. Maintenant, devons nous rendre l'information publqiue ou non?


devine a dit le 11 octobre 2007

L'agence de "placement" qui ,parrait il va coûter à l'utilisateur $150 par année , ne donne aucuns soins.

Tant qu'à moi , je n'y voit aucun intérêt.
Le seul avantage est que ça risque de raccourcir de façon PEU significative les listes d'attente.

Les cliniques sprivées existent depuis des dizaines d'années , rien de nouveau la dedans.
Si l'on a un contact dans le milieu de la santé , on peut faire avancer notre cas plus rapidement.Les soins de santé à multiples vitesses existe depuis toujours.

Instaurer le privé de façon plus générale va faire en sorte de raccourcir les listes d'attente.

Le privé a sa place .Les gens qui vont payer leurs soins , vont alléger les budjets des hopitaux et raccourcir les listes d'attente.


lustuccc a dit le 11 octobre 2007

@ Devine
Tu veux voir ce que ça fait le privé?
http://www.torrentz.com/search?x=0&y=0&q=sicko+fr


Gilles a dit le 11 octobre 2007

Tant et aussi longtemps que ce seras gratuit, il y aura toujours des listes d'attend.

Le ticket modérateur serait le seul moyen d'endiguer les listes d'attend et non remboursable pour personnes, même pour les pauvres ou les vieux.

Exemple ; chaque année on a 3 visites gratuit et ensuite on paye $5, $10 ou $15, les gens iraient plutôt au bingo ou dans les centres d'achat que de payer pour se faire soigner pour de supposer mal.

Et aussi ne pas donner gratuitement la carte soleil aux nouveaux immigrants.


Cash a dit le 11 octobre 2007

J'ai toujours trouvé bizarre que les soirs de Banquier, de Guy A, de Lofters et autres conneries, il y a presque personne à l'urgence.


Sebas a dit le 11 octobre 2007

Si le gouvernement ouvrait les coffres et laissait les médecins travailler, les listes d'attente disparaitraient rapidement...

Les médecins ont des quotas à ne pas dépasser...
En pratqieu, ça veut dire que si l'urgentologue de nuit a traité son nombre maximal de patients, il va faire sa paperasser et se coucher en attendant la relève du matin. La salle d'attente est pleine? Pas grave, il n'a plus le droit de traiter personne. Il est là le problème.


Pierre a dit le 11 octobre 2007

Cash a parfaitement résumé la situation.

J'ajouterais que le problème majeur de notre système de santé aux interminables listes d'attnte n'est pas médical, mais syndical. Nos salles d'opération pourraient être en fonction 24 heures sur 24, mais elles sont paralysées les trois quart du temps parce que le personnel d'entretien et les brancardiers prétendent travailler selon des horaires fixes qui sont incompatibles avec le gros bon sens.

La durée d'une intervention est forcément variable, puisque chaque cas est unique, mais le petit personnel tient mordicus à sa convention collective, laquelle prévoit des pauses cigarettes et toutes sortes d'autres niaiseries selon une grille horaire rigide.

De nombreux confrères me racontent régulièrement des histoires d'horreur du genre : une équipe entière de chirurgie (chirurgien, anesthésiste, infirmières) paralysée pendant plus d'une demi-heure parce que la désinfection de la salle d'op n'est pas terminée (le préposé à l'entretien s'est syndicalement arrêté au beau milieu de son travail pour "prendre un brake").

C'est comme ça tous les jours dans tous nos grands hôpitaux-usines... Les patients sont le dernier des soucis des technocrates qui les administrent et les médecins sont écoeurés de ça. Que ces derniers quittent pour le privé à un rythme alarmant (quand ce n'est pas carrément pour le Canada ou les USA) n'est que prévisible et ce, depuis longtemps !


Marc a dit le 11 octobre 2007

Bon un autre qui chiâle contre les syndicats....maudit que cé facile hein !!!

Pierre les vieux tout seul qui se ramasse à l'urgence parce qu'ils s'ennuient ça cé la faute des syndiqués

- Les gens qui vont attendre pendant 10heures pour avoir une prescription ça cé la faute aux syndiqués

- Et comme dit Cash, pourquoi y'a t'il moins de monde pendant ces niaiseries d'émissions.

- Pourquoi les patients souffrant de problèmes mentaux se ramasse dans les urgences. Sûrment la fautes des syndiqués.

- etc. Y'a t'il vraiment du monde malade dans les urgences, car quand je suis aller vlà une couples d'années, bien le monde se comptaient des jokes.

Bref, il y a un très grands nombres de personnes qui passent par les urgences et qui devraient pas. Et ça cé pas la faute des syndiqués. Écrase donc le gouvernement plutôt pour qu'il force à faire reconnaître des médecins de familles et tu vas voir qu'il va y avoir 30% moins de monde dans les urgences.

Quand vous avez pas d'arguments valable, arrêter donc de vous apitoyer sur les syndiqués du milieu médicale qui rush comme des malades et qui tente de faire du mieux qui peuvent pour EXÉCUTER leurs tâches. Les tatas de directeurs d'hôpitaux qu'il y a eu comme à st-hyacinthe et qui ont laissé crever des gens parce qu'ils voulaient pas engager plus de monde pour entretenir, bien ça à mon avis c'est pas mal plus dangereux.

Mais quand même ....de la à accusé les syndiqués, cé pas mal cheap.


Christian de Mtl a dit le 11 octobre 2007

Une question comme ça: où le privé va prendre son personnel? Du secteur public qui a un manque cruel d'effectif?

Christian


devine a dit le 11 octobre 2007

Marc , je suis entièrement d'accord avec toi.

Pierre , je trouve que résumer le problême en disant "c'est la faute des syndicats" est plus que simpliste.
Habituellement tu nous amène des propos plus étayés.

Le problême pourrait être résolu à 90 % en payant les médecins plein tarif. En leur laissant faire leur travail dans des conditions acceptable et ouvrir les salles d'opération sur deux ou trois "chiffres" ce serait la meilleure solution ........à moins que je soit dans le champ.

Naturellement , il faudrait que le gouvernement mette l'argent nécessaire pour régler le tout .

Quand aux syndicats , il faudrait que ceux ci "s'ajustent" pour le bien être de la population.


Renart L'éveillé a dit le 11 octobre 2007

Au-delà de la ridicule propension de Cash à cracher plus qu'il n'en faut sur la gauche, encore et encore, il donne un bon point : celui du déplacement de la clientèle riche vers le privé pour désengorger le système public. Mais son gros problème, c'est qu'il n'a pas pensé que le nombre de médecins est limité et ce qu'il risque de se passer c'est que les médecins, avides de gros salaires, se lanceront du côté du privé. Il n'y aura donc pas de désengorgement, mais plutôt le contraire : moins de médecins au public.

Je crois que, si le privé est permis, il faudra des législations pour que tous les médecins séparent également leurs emplois du temps entre le privé et le public, ou une formule qui permettrait un aussi bon service pour les moins nantis.


Sebas a dit le 11 octobre 2007

@Renart L'éveillé

Forcer les médecins à travailler au public si ils travaillent au privé est contre toutes nos lois. Forcer quelqu'un à travailler, c'est purement et simplement de l'esclavage. Je n'attendais pas ce genre de commentaire de vous.

@Marc

J'ai pas le choix d'aller à l'urgence pour une prescription. J'habite Trois-Rivières. Toujours ben pas une binerie ça. Eh bien, tous les CLSC n'ont pas de médecins, ça ne donne donc rien d'y aller. Il y a une et une seule polyclinique sans rendez-vous, et ils ne prennent des gens que l'avant-midi. Tout le monde arrive tôt (avant 7h) et tu te fais dire à quelle heure revenir environ pour passer. Ils en prennent une dizaine, le reste, pas de place.

Donc, il me reste quoi? Je n'ai pas de médecin attitré, il n'y en a plus de ça. Feni.

J'ai appelé info-santé. Je me suis carrément fait dire d'aller à l'urgence. Yay! J'ai pris deux Motrin et j'ai attendu en espérant que le mal passe... Si j'ai quelque chose de grave, on le saura à l'autopsie.

Beau système! Vive le privé.


Roger B a dit le 11 octobre 2007

On dit vraiment n'importe-quoi sur ce blogue!


Marc a dit le 11 octobre 2007

@Sebas

J'ai pas dis que j'étais pour ou contre le privé...j'ai juste dit que se présenter à l'urgence et attendre 10heures pour une prescription, ben cé pas normal.

Il manque de médecins de famille et de pharmacien qui prescrivent genre et etc.


lustuccc a dit le 11 octobre 2007

Vas-y mon Roger B fais-nous partager ton opinion!


devine a dit le 11 octobre 2007

Roger B Explique.


William a dit le 11 octobre 2007

Je crois que le problème du système de santé est dû a plusieurs facteurs dont certains déjà énumérés plus haut. Certains se présentent à l'hôpital pour des niaiseries, nos hôpitaux, comme l'ensemble du Québec, sont mal administrés ce qui fait que des salles où du personnel ne peuvent travailler faute de moyen financier, ajoutez à cela des conventions collectives, non pas inutiles, mais mal conçu et on se retrouve avec notre système de santé.

Je crois que le problème majeur de nos hôpitaux, de nos infrastructures, de nos écoles, de nos services sociaux est principalement dû à la mauvaise gestion des finances publiques passé et présente.

Je crois que le Québec est à l'heure des comptes. Nous sommes en crise identitaire, culturelle et finacière. Il serait temps de revoir tout le fonctionnement de l'état. Un travail colossal de plusieurs années mais que je crois fondamental. Il serait temps de revoir tout le fonctionnement de l'impôt, sur ce point, je crois que nous contribuons emplement. De l'impôt des particuliers comme des entreprises. Nous devrions regardé les revenus obtenus pas l'hydroélectricité, pour ma part, un citron qui peu être squeezer pas mal plus qu'il ne l'est avec des résultats positif sur les finances publiques et sur la surconsommation de cette ressource.

Nous avons besoins de revoir l'ensemble de nos services sociaux, coupés dans le superflu, amélioré l'essentiel.

Il y a tant à faire au Québec, ça prend une volonté de fer et de faire de nos politiciens avec des communicateurs hors pair afin d'expliquer aux Québécois l'importance des changements que nous devons réalisé afin d'avoir la population derrière le projet et non devant avec des barrages!

Tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas fait le GRAND EXERCICE nous continuerons de trainé nos problèmes identitaires, nos problèmes financiers et nos problèmes culturels.

En attendant, nous avons des politiciens qui nous gouvernent et ils ont tout les outils pour fermer cette porte. Mais je crains qu'encore une fois se soit nos juges et avocats qui gèreront le Québec!


Pierre a dit le 11 octobre 2007

@ Devine

Comme vous le savez suite à nos échanges de courriels il y a quelques mois, j'ai quitté le milieu hospitalier pour le privé il y a déjà longtemps, mais cela ne m'empêche pas de rester en contact avec ce qui se passe dans le public.

Mes confrères qui y sont restés me racontent les mêmes histoires d'horreur à chaque party ou dégustations de vins (au fait, ne ratez pas les portos au Marché Bonsecours le 24 octobre) et je vous assure que, à l'exception notable des infirmières, le problème fondamental de notre système de santé est avant tout syndical (à la fois au niveau du personnel de soutien et à celui des technocrates qui administrent les hôpitaux comme si c'étaient des usines et les malades comme s'ils étaient des automobiles en panne).

Je connais quelques chirurgiens qui réussissent encore à opérer 90 heures par semaine, mais la plupart sont super frustrés de ne pas pouvoir opérer à leur rythme dans le public, faute de temps opératoire disponible. C'est pourquoi plusieurs se partent maintenant des cliniques privées où le sens de l'organisation prime enfin sur celui de la soviétisation.

La Banque Royale, pour ne pas la nommer, se fait maintenant une joie de financer les médecins dynamiques qui en ont marre de végéter dans le système public. Si le climat de travail de nos hopitaux était réellement fonctionnel, les médecins y resteraient au lieu de s'endetter (en moyenne de deux millions) pour pouvoir enfin travailler normalement.

Et je ne vous parle pas de la CSST qui, à sa manière, contribue grandement à retarder des chirurgies au point où certains accidentés se retrouvent handicapés pour la vie alors qu'ils étaient initialement soignables...

@ Marc

Vous avez presque tout faux. Je n'accuse pas les syndiqués, qui font (souvent) leur possible, mais j'expliquais que la mentalité syndicale est gravement incompatible avec ce que devrait être un hôpital en général (et en particulier avec le fonctionnement logique d'un service de chirurgie).

@ Sébas

Votre constat sur le fait que les CLSC ne sont que des coquilles vides aux horaires imbéciles est d'une grande lucidité.

@ Renart Léveillé

Ce qui branche un médecin, c'est d'exercer son art dans des conditions honorables. L'aspect monétaire est un facteur vraiment accessoire dans le choix que certains font entre le public ou le privé. Heureusement, d'ailleurs, car sinon l'exode des médecins sous des cieux plus cléments serait non seulement massif, mais carrément immoral !

@ William

Je seconde votre analyse, mais hélas je crois que la volonté de fer manque aussi cruellement au Québec que la volonté de faire.


Marc a dit le 11 octobre 2007

@Pierre
En quoi le syndicaliste ne peut faire fonctionner un hôpital. Je vois vraiment pas le rapport. Pas parce que tu veut des conditions de travail potable sans être obligé de faire des chiffres de 18 heures en ligne et d'avoir un qualité de vie potable que ça va mal faire fonctionner un hôpital. Non, vraiment je vois pas le rapport.

Etk les gens qui sont syndiqués sont des gens de première ligne et ceux qui mangent le plus de merdes. Une chose est sûr c'est que ces gens fonctionnent pas mal plus qu'une gang de tata de directeurs avec leurs foutus réunions et comités de merdes qui sert absolument à rien et qui fait absolument rien avancés dans l'hôpital. ALors moi je lève mon chapeau à tout les syndiqués des milieux hospitaliers car c'est pas une job facile et ils ont le droit eux aussi d'avoir de bonne conditions de travail. Il y ont droit eux aussi.


Renart L'éveillé a dit le 11 octobre 2007

Sebas,

« Forcer les médecins à travailler au public si ils travaillent au privé est contre toutes nos lois. Forcer quelqu'un à travailler, c'est purement et simplement de l'esclavage. Je n'attendais pas ce genre de commentaire de vous. »

Je ne m'attendais pas à ce qu'on fasse la vierge offensée devant mon propos, désolé... Mais je persiste et je signe! Car il n'est pas question d'esclavage, c'est absurde de faire ce lien. Est-ce les lois et les règlements ne sont pas là justement pour empêcher les dérapages? Mon propos va dans ce sens.

Si un système de santé privé en parallèle équivalait à ce que la majorité des médecins partent du système public, et bien, je ne me gênerais pas pour prôner l'interdiction d'un tel système. Il ne faut pas oublier que le but de tout ça est de soigner les gens. On ne parle pas de vendre des bébelles ici...

Pierre,

« Ce qui branche un médecin, c'est d'exercer son art dans des conditions honorables. L'aspect monétaire est un facteur vraiment accessoire dans le choix que certains font entre le public ou le privé. Heureusement, d'ailleurs, car sinon l'exode des médecins sous des cieux plus cléments serait non seulement massif, mais carrément immoral ! »

J'espère bien! Mais il y a quand même une peur de voir le système de santé public se déprécier à ce point-là, tant au niveau de la qualité que de la disponibilité des médecins. Je n'aime pas trop le concept de « deux poids, deux mesures »...


Reallaer a dit le 11 octobre 2007

@ Marc...

Attention: De bonnes conditions de travail ne veut pas dire de ne rien foutre de la journée... je m'adresse surtout aux employés d'entretien ( propreté ) .

Sans oublier tout les employés qui sont devenu désabusés pour quelques raisons que ce soit et qui contribuent par leurs attitudes a ecoeurer le peuple

Que ceux qui n'aiment plus travailler pour le bien etre des malades ( décrissent ) et laissent donc la place a ceux qui ont du coeur au ventre... qu'ils soient syndiqués ou pas....


devine a dit le 11 octobre 2007

Oui pierre j'ai bénéficié de tes précieux conseils et je t'en suis reconnaisssant.

Il est vrai que mon expérience dans nos hopitaux , est heureusement minime .

La semaine passé j'ai du passer deux jours à l'urgence en raison d'un empoisennement alimentaire.
J'ai eu un service de première classe.

Autant les préposés , les infirmières , le gars qui passait "la moppe" , les deux médecins et la chirurgienne qui m'ont soignés , ont été d'une gentillesse, ont eu une très bonne écoute et m'ont donné de bons soins.

Si j'avais une note a leur donner , ce serait 98%.Si tu veux savoir c'est quoi le 2 % , je pourrai te le dire par courriel.

Souvent je me paie la gueule des Montréalais. Des fois à tort et des fois à raison.
Dans mon hopital régional , je n'ai pas attendu une minute et ce même , si je ne suis pas arrivé en ambulance .Il faut croire que mes symptômes devaient les inquiéter.
Personnel gentil ,civière propre , plancher propre , poubelles vidée à chaque chiffre.
Le personnel , se nettoie les mains devant toi , donc ça rassure le patient.


William a dit le 11 octobre 2007

@Pierre
Si je peux me permettre ...

@Marc
Je crois que ce que voulais dire Pierre n'est pas dutout ce que tu as compris. Il ne dit pas que les syndiqués ne travaillent pas encore moins que c'est le fait qu'ils soient syndiqués le problème.

Le problème vient du fait que la convention collective peut être en contradiction avec les besoins de fonctionnement d'un hôpital ou plus précisément d'une salle d'opération. Si j'ai besoin d'une salle d'opération à 10:30 et que je ne peux l'avoir parce que de 10:00h à 10:15h le préposé à l'entretient en "brake" il y a un problème et je crois que c'est ce que soulève Pierre dans son intervention sur les syndicats. Dans de tel condition il serait plus approprié d'avoir des conventions collectives reflètant les besoins de l'employeurs autant que de l'employé. Présentement, les conventions sont plus appropriées à l'employé au détriment de l'employeur.

@Pierre
Suis-je correcte dans mon analyse!?


Cash a dit le 11 octobre 2007

@RENART l'éveillé: Depuis quand les tartistes et les feseux du plateau doivent attendre sur une liste? Hein! Depuis quand? De plus, les médecins ont des quotas qui font qu'ils ont du temps perdu qu'ils pourront utiliser dans le public........A MARC: J'aime bien ton idée de laisser plus de lassitude aux pharmaciens, comme en Fronce.


Cash a dit le 11 octobre 2007

Si tous les fonctionnaires de tous les domaines étaient payés « à la job » comme disait Mollière, ils n'auraient plus besoin de syndicats et la province roulerait « à planche » comme disait le père Plouffe, et avec la moitié moins de personnel et beaucoup mpins cher...


Cash a dit le 11 octobre 2007

Oups! MARC, erreur de ma part. Lire Laisser plus de LATITUDE aux pharmaciens.....s'cusé :-(


Nathalie a dit le 11 octobre 2007

@ Cash.. tu as oublié les 1er du mois. Je me le suis faite dire par une secrétaire médicale.. et c'est vrai, constatation faite.
Moi, c'est un domaine que j'ai en horreur et je trouve que outre la technologie, nous avons encore un système bien archaique.
Moi, je suis celle qui perd patience à attendre dans une salle d'attente.. fiou.. j'y vais rarement et quand j'y vais, c'est bien parce que j'ai épuisé toutes mes resources.
Une fois, cet été, pour une prise de sang au clsc (il y a une belle grosse pancarte qui dis de bien se conduire au risque d'être expulsé).. je marchais de long en large avec mon no. dans les mains, fixant ces secrétaires à placoter au lieu de travailler, faisant une pression silencieuse sur eux (ça dérange de travailler quand quelqu'un t'observe).
Aprés des heures d'attente à jeun, quand mon no. a été annoncé dans l'intercom, j'ai me suis exclamé les deux bras dans les airs.."Bingo" la salle a ris!
C'est un milieu que je déteste au plus haut point!!! Ah que je le déteste que je le déteste!! Ayant des notions de gestion du temps, maudine que j'ai le goût de leur donner un petit cours 101!!
Mais que voulez-vous "c'est pas de leur faute" elles ne font que leur boulot comme on leur a dis de le faire.. mais quand même, je n'aime pas "le système".
Le privé répond à une demande...que le gouvernement ne peux pas donner et ne pourra jamais jamais jamais donner sinon il l'aurai donner bien avant.. on est en 2007 et les hôpitaux on pas été inventés l'an passé... à moins d'inventer des robots..mais encore là, pas de $$$.. donc souffrons tous entre leurs mains qui tarde à agir.

Je suis jalouse des Minous et Pitous...s'ils savait la chance qu'ils ont..


Félix a dit le 11 octobre 2007

@William,

c'est aussi ce dont j'avais compris des propos de Pierre.

@Marc,

ce n'est pas parce que nous parlons d'un certaine tendance la l'abus de certains syndiqués utilisant un peu trop à la lettre leur convention que nous sommes contre le principe du syndicat. Il serait bien que tu prennes un peu de recul et regardez une deuxième fois le propos avant de monter sur tes grands chevaux.


lustuccc a dit le 11 octobre 2007

Ça adonne bien, je suis allé voir "Québec sous ordonnance" hier.

Pas un super film mais un super reportage... Ce que j'ai le plus aimé ce sont les yeux et les faces malades de ceux qui prennent des pellules, pis les faces fendantes des maître-chanteurs lobbyistes-pushers des multinationales pharmaceutiques.

Leur chiffre d'affaire au Québec dépasse le budget TOTAL du Québec! On est de taille vous croyez?

Personne ne parle de prévention....

PERSONNE ne parle plus de prévention...

Les pharmaceutiques feraient moins d'argent si on se remettait à faire de la prévention n'est-ce pas?

Nos soins de "santé" coûteraient beaucoup beaucoup beaucoup moins cher si on faisait de la prévention.

ON NE FAIT PAS DE PRÉVENTION !

C'est pourtant facile et en plusss ça ne coûte RIEN!

Moins de télévision, moins de tchatte, plusss d'activité physique, plusss de saine alimentation et MOINS de pellules.

Une tite campagne de sensibilisation hum? Rien, nenni, zéro volonté politique!. Pourtant on économiserait des MILLIARDS et soins et on gagnerait une richesse incalculable en joire de vivre collective!
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La Grande Magouille - Épisode 23 :

Il y a plus de 20 ans que les lobbyistes font pressions sur les gouvernements pour privatiser le système de santé du Québec et les politiciens, de gré ou de force, à la longue, participent.

C'est pas pour rien qu'on coupe petit à petit dans le personnel hospitalier. La pénurie de médecins et d'infirmières à été provoquée pour foutre le bordel. Il y a longtemps qu'on aurait dû inciter les jeunes à se digiger en médecine et en soins hospitaliers. Au lieu de couper les dépenses par de la prévention de la maladie, on coupe les salaires et on coince le personnel dans des conditions de travail invivables. Le syndicalisme n'a rien à y voir et les normes sont la dernière bouée à laquelle des hommes et des femmes de vocation s'accrochent quand ils sont au bord du burn-out!

On les écoeure de leur métier pour ensuite pleurer des larmes de crocodile quand ils quittent le système publique pis on nous dit: "vous voyez bien que ça ne marche pas!". On ne nous parle pas des pots de vin, des pressions et des nanannes aux médecins, administrateurs, pharmaciens et politiciens.

Un système privée est secret, fermé, il ne rend de compte à personne. Sa seule et unique raison d'être est de faire du profit, toujours plus de profits. Peu importe si les gens meurent ou sont transformés en zombies ambulants, peu importe les effets secondaires dangereux si on peut les cacher.

Notre système d'assurance maladie universel était un modèle du genre il y a 40 ans. Les pressions des multinationales du médicament chimique ont lentement sapé ce système. Ces multinationales nous viennent du sud et sont partie prenante du Grand Complot Industriel en faisant de nous des pantins manipulables bien engourdis de pellules bien payantes.
Chaoulli n'est qu'un assaut de plus de cet assiègement commercial de notre système de santé.

Les médias nous rentrent dans le coco que le moindre malaise ou la plus petite déprime est alarmante et nécessite une visite chez le médecin qui se fera un plaisir de nous geler avec une pellule bien payante.

Je trouve criminelles les pubs de tylenol qui montrent des travailleurs qui engourdissent leur douleur pour continuer à travailler. C'est bien certains qu'ils vont empirer leurs maux!! A-t-on à ce point perdu contact avec notre corps au point de vouloir étouffer ses signaux d'alarmes??

La pub du Petit bonhomme Bleu censé nous inciter à aller jouer dehors... est tu dégueu à votre goût?!? C'est de l'anti-pub, qui vise le but opposé à celui déclaré.

Pis plus on prends de médicaments chimiques, plus on accumule de toxines dans les milliards de cellules de notre corps... et plus on a de chance d'être malade.
La dernière couillonnerie de Couillard a été de nous annoncer en grandes pompes que certains médicaments seront ajoutés à la liste des médicaments gratuits. Ça veut dire que ce sont NOS IMPÔTS qui payent le PRIX FIXÉ par les Pharmaceutiques. On lui a assuré une belle retraite chez une Pharmaceutique à ce gros lard?



Tout est lié. La racine du dérapage est là.

http://www.torrentz.com/search?x=0&y=0&q=sicko+fr


devine a dit le 11 octobre 2007

Nathalie , dans ton CLSC il y a ce genre de petite pancarte faite à l'ordi : LA VIOLENCE VERBALE TOLÉRANCE ZÉRO .

Ils nous font chier en nous donnant une rendez vous à , mettons 13h45 ........et JAMAIS JAMAIS JAMAIS on ne passe à l'heure . Et après ça elles veulent nous faire chier avec la non violence verbale ?

À ma clinique familiale ,ELLES ont crissé de semblables pancartes à la con.Un jour j'étais malade et c'est ma blonde qui est allé me prendre un rendez vous .Ma blonde est une femme patiente , mais quand elle se fait niaiser la patience diminue rapidement.

Elle mesure 5 pied un pouce et pèse 115 livres.....la tite madame au comptoir ,à s'est fait entendre et moi j'ai eu mon rendez vous l'après midi même.


lustuccc a dit le 11 octobre 2007

La vocation des "semi-urgences" les CLSC l'avait très bien. Il y a 20 ans ils étaient super!
Maintenant ils ont été saignées de leurs budgets et de leur dynamisme.


Le bon Taon a dit le 11 octobre 2007

J'ai mon maudit voyage.
J'en ai plein le cul d'entendre ces conneries.

Il y a toujours bien des maudites limites à casser du sucre sur le dos d'autrui.

alors que j'étais aux études,
j'ai travaillé pendant 13 ans dans un hopital,
principalement aux urgences, en salle d'opération et en psychiatrie.
Malgré un équivalent de 8 ans d'ancienneté, j'ai été "sur appel" de joir, de soir et de nuit, ainsi que les FDS,
jusqu'à ce que je quitte...
Aucun poste même à temps partiel n'étais disponible à moins de 12 ans d'ancienneté...


Toutes ces années,
je n'y ai pratiquement cotoyé que des gens dévoués,
professionnels et attentionnés, dans tous les corps professionnels...


Qu'on ne vienne pas me dire que les problèmes de notre système de santé sont dûs aux syndicat.
Calvaire, à ce que je sache, à ce que je sache, c'est pas eux qui mènent la boutique...
C'est le gouvernement qui, étant à la fois EMPLOYEUR et LÉGISLATEUR, a le gros bout du baton...
comme en témoignent les derniers conflits de travail avec les infirmières et autres personnel médical,
qui se sont soldé non pas par une solution négociée mais par des "lois spéciales"...
Et devinez qui forme la majorité au sein des conseils d'administration des centres hospitaliers?
les médecins... alors lâchez-nous avec vos technocrates.
C'est pas le DRH ou le responsables des approvisionnements qui sont responsables,
mais les POLITIQUES. ce sont eux qui donnent les orientations et octroient les budgets.


La gestion des affectations, des tâches et du personnel ne relèvent que de l'employeur,
les syndicats n'ont rien a dire...


C'est la négligence des gouvernements qui est principale responsable des ratés de notre système de santé,
qui a ignoré les effets tres prévisibles du vieillissement de la population,
en plus de laisser gonfler démesurément la facture avec une politique du médicament on ne peut plus douteuse,
supposément pour attirer des investissements et "créer" quelques centaines de jobs de chercheurs...


S'imaginer que l'arrivée du "privé" en santé va alléger l'attente dans les hopitaux relève de la pensée magique,
ou de la mauvaise foi.


Le "privé" n'a, par définition, a coeur que ses propres intérêts, c'est-à-dire faire de l'argent.
Dans un système mixte, le privé canibalise les ressources du public et se déleste des cas lourds au public...
Allez voir les résultats des politiques de droites en Nouvelle-Zélande, ou même aux USA, on s'en reparlera...


ET ils vont le prendre ou leur personnel, vous croyez?
Ils vont pas en pondre des infirmières et des médecins...

On soignera ainsi bien volontier un riche homme d'affaires pour ses problèmes cardiques ou colono-rectal
(c'est payant et facile à soigner...), mais on enverra au public les cas de misère sociale, comme les troubles psychiatriques,
les maladies évolutives et les phases terminales, jugés trop intenses en ressources de toutes sortes...


De plus, si vous croyez que travailler dans un hôpital, c'est un job comme les autres,
vous vous fourvoyez lourdement.


Vivre aux quotidiens dans un environnement ou l'on est en permanence au moins témoins de drames humains
exigent un lourd tribus sur le moral...


Pis la, je vous parle pas de torcher des vieux... (évidemment très réjouissant...),
mais simplement par exemple, de voir arriver une famille victime d'un accident de char:
le père, traumatisme cranien, la mère morte, un fillette de 8 ans probablement paraplégique...
Une jeune fille, probablement fort jolie, complètement défigurée par le feu...
une enfant de 4 ans, battue et abusée depuis sa naissance par des parents alcolo et toxicomanes,
eux même issus de milieux plus qu'heavy...
vous voyez le topo? jours après jours après jours...
Et ne pensez pas que ce sont des images qu'on oublie facilement, comme ça, en prenant un bière après la job...


Ajouter à ça le temps supplémentaire obligatoire,
(on s'en fout que que t'ai pas de gardienne, tu restes sans quoi mesures disciplinaires de l'employeur
et même de l'ordre professionnel s'il y a lieu...)
Les forcer à travailler comme vous dites, oubliez-ça, ils le font déja...
et effectivement c'est pas tres loin de la notion d'esclavage.


Il y a aussi tous les risques auxquels le personnel (et indirectement sa famille...) est exposé...
Personnellement, en tant que préposé, j'ai du m'absenter du travail à 8 occasions:
- exposition à la galles (2 X 2 jours, le temps du traitement...on travaille pas contagieux)
- exposition à la tuberculose (2 X antibio + repos 10 jours... on travaille pas contagieux)
- un doigt cassé en maitrisant un patient psychiatrique en crise (20 jours)
- une commotion cérébrale, 1 coup de tige d'acier derrière la tête, encore en psy.... 3 jours)
- exposition sang contaminé (prophylaxie + antiviraux 6 mois)
- Morsures humaines exigeant des points de sutures... je les comptes plus...)


Mon cas est loin d'être unique: selon les stats, environ 25% du personnel d'urgence
a été victime d'une agression dans la dernière année (en psy c'est plus 1 sur 3...)
ajouter à ça les accidents et les maladies professionnelles.
Parlant de stats, il n'y a aucune corrélation entre l'achalandage aux urgences
et les parties de hockey (ou autres bêtises télévisées), les pleines lunes ou les premiers du mois...
pures foutaises, concsultez les stat officielles si vous me croyez pas.


j'oublies aussi toutes les bêtises reçues de patients confus ou simplement mal élevés,
ainsi que toutes les fois ou le personnel se fait cracher aux visages
(ce qui constitue des voies de fait selon le code criminel...)
ou encore se fait lancer couches pleines ou bassines
parce que l'attente a été trop longue au gout du patient...


le tout pour 12,80$ de l'heure (pour les préposés, à l'époque...).
y encore des prenneurs?
vous pensez encore que c'est facile?


Ayez donc un minimum de respect pour TOUS le personnel hospitalier svp.
Soigner les gens, c'est vraiment pas comme travailler chez yellow...


Par ailleurs, affirmer ques des interventions urgentes sont retardées par du personnel en break éternel
relève de la légende urbaine la plus débile.
la convention collective t'octroie un pause de 15 minutes en AM et PM,
mais c'est toujours avec l'accord du chef d'unité, qui peut l'accorder ou non à l'heure prévue,
selon les circonstances ou les besoins de l'unité...


Si une salle d'opération n'est pas désinfectée à temps, c'est qu'il n'y a pas suffisamment de préposés à l'entretien...
vous savez tous ces postes inutiles qu'on a coupé dans le délire du déficit zéro... ben il faisait un travail...
vous savez combien de temps ça prends désinfecter une salle d'opération?
c'est pas comme passer la balayeuse chez vous...
il n'y a pas de coin rond...
il faut tout stériliser: planchers, mobilier, instruments, etc...
Il n'y a en général, pas suffisament de poussiere dans tout un bloc opératoire, pour couvrir un 25 cent...


De plus, si les CLSC, qui devaient être la porte d'entrée du système, n'offre pas plus de services,
c'est parce qu'ils n'on pas les budgets requis...
faut bien les payer, les infirmières et le médecins...

Et comme les hopitaux sont des poids lourds dans les agences de santé,
devinez ou ils vont tous les beaux crédits supplémentaires?
bingo! aux hopitaux... et aux médecins... et exite la prévention...
c'est donc pas près de changer...


Autre chose: si vous attendez 10 heures dans une urgences, c'est un signe...
vous êtes pas malade! allez voir votre mère pour becquer bobo...
ou à tout le moins, votre cas est pas urgent... prenez RDV dans une clinique
et c'est pas parce que ça fait mal que c'est urgent...
Remplir un certificat médical, tant qu'à moi, ça peut ben attendre 10 heures, moron...


Une URGENCE: c'est une situation qui met en péril la vie de quelqu'un ou
qui risque de se dégrager à court terme.

C'est clair la?


À tous ceux qui sont les chantres du privé en santé,
savez-vous bien combien il vous en coutera pour assurer les soins de santé d'une famille moyenne (2 adultes et 2 enfants)?
Aux USA, c'est entre 8000$ et 12000$ par an pour une couverture de base... (même pas les dents)!
et priez de ne pas avoir une maladies évolutive (sclérose en plaques, hypertension, autres)
sans quoi un surprime faramineuse vous sera imposé, à moins qu'on ne vous déclare inassurable...


Et ça sans compter le fait qu'avec le privé, en bout de ligne,
c'est l'assureur qui a le mot final en ce qui concerne votre éventuel traitement, pas votre médecin...
réjouissant, non?
j'espère que vous avez aussi un bon avocat...


Il me parait irresponsable de mettre en péril un système de santé universel
pour accomoder les 2-5% de gens riches du Québec.
En vertu de quel principe les gens riches devraient-ils être soignés plus vite (voir au détriment de...) que les moins nantis?


Si vous voulez du privé en santé, alors qu'il le soit entièrement, hors réseaux
et que les "clients" payent la totalité de la facture...
je ne vois vraiment pas pourquoi l'État (c'est-à-dire vous et moi)
devrait contribuer aux profits d'une entreprise privée...
Cet argent me parait mieux investit lorsqu'il l'est au profit de tous
et non aux bénéfices d'une poignée de (déjà suffisamment) privilégiés.


Il va donc falloir vous branchez: des baisses d'impôt ridicules (qu'on ira récupérer par la tarification...)
ou des services de qualité. Faudra choisir,
vous aurez pas les 2 et ceux qui promettent le contraire sont de fiefés menteurs.


En terminant, depuis que j'ai quitté cet emploi il y a 9 ans,
j'ai eu recours 2 fois à des services médicaux d'urgences (opération à un oeil suite accident et pierre aux reins...)
et pas dans l'hopital ou je travaillais...
les deux fois, j'ai eu droit a des services ultra professionnels et a un personnel dévoué et attentionné.

Un très grand MERCI à TOUS ceux qui oeuvrent dans notre système de santé
pour soulager la souffrance et la maladie, dans des conditions loin d'être idéales.


Par extension, un bon mot aussi pour l'ensemble de la fonction publique,
sans laquelle aucun état moderne ne saurait exister.
Il est tellement plus facile de s'en prendre à vous qu'aux décideurs politiques...
surtout quand, en bon consommateur docile, on achète que du prêt-à-penser...

;-)


Pierre a dit le 11 octobre 2007

@ Marc

Sans le syndicalisme, les travailleurs seraient payés selons leurs mérites, ce qui serait moralement tentant mais tout à fait désastreux socialement.

Le problème avec ce progrès de la civilisation (car le syndicalisme est un) est qu'avec le temps les militants originaux, ceux qui avaient la vocation et qui avaient à coeur les intérêts de leurs membres, se font remplacer inéluctablement par des carriéristes qui n'ont comme préoccupation que l'exercice d'un pouvoir et la satisfaction de leurs intérêts personnels.

Notez qu'en face, dans les administrations, la même gangrène sévit allègrement ; ce pourquoi le climat qui règne dans nos hôpitaux en est un de perpétuelle confrontation entre deux oligarchies qui en viennent l'une l'autre à justifier leur existence (et leur besoin grandissant en «personnel») du simple fait que celle d'en face existe aussi.

Ce climat de guerre froide dévore les ressources (limitées) des payeurs de taxes, sans qu'il n'y ait de progrès sur le terrain, malgré les efforts posés par certains membres du gouvernement (péquistes et libéraux confondus) de la province.

Régler ce problème ferait partie des priorités du GRAND EXERCICE dont nous parlait William un peu plus tôt.

Que je sache, il n'y a qu'ici et à Cuba que le système de santé est 100% public. Partout ailleurs, même en Scandinavie, ce modèle a été abandonné à cause de son improductivité exponentielle.

@ Renart lÉveillé

Vous dites ne pas trop aimer le concept de « deux poids, deux mesures »...

Seriez-vous surpris d'apprendre que les médecins non plus ?

Parlons des vraies affaires : Prenons pour l'exemple les revenus professionnels d'un médecin spécialiste de haut niveau. Aux USA, il gagne en moyenne 145,000$ à 160,000$ PAR SEMAINE et il paie 27% d'impôts. Le même, s'il pratique à Totonto, récoltera 54,000$ PAR MOIS et à Montréal, pour le même travail, la RAMQ va lui verser un maigre 48,000$ (avant la récente «entente», c'était 34,500$) PAR MOIS et là dessus on lui vole 48% en impôts (le type de Toronto s'en sort à meilleur compte).

Alors croyez-moi quand je vous dis que la très grande majorité des médecins du Québec ne sont pas aussi attirés par l'argent que vous ne le craignez !

Le fait est que ceux qui restent le font par vocation et aussi pour vivre dans une société où ils ne sont pas (encore) obligés de faire escorter leurs enfants à l'école par des gardes armés, de crainte de les voir se faire kidnapper contre rançon (comme cela arrive à Miami).


Le bon Taon a dit le 11 octobre 2007

@ Pierre..

Content que vous reconnaissiez que le syndicalisme est un progrès social...


c'est vrai que le féodalisme et le servage avait leur charme... notamment en ce qui a trait à la simplicité de gestion... mais depuis il y a eu le siècle des lumières...


En scandinavie, c'est toujours l'ÉTAT qui assure les soins... le privé est confiné à la périphérie...


des spécialistes de haut niveau comme vous le mentionnez, représente moins de 2% des médecins...


Pour notre bon vieux médecin de famille, la rémunération est certe supérieure à ce qui se fait ici, mais pas pharaonique comme ce que vous alléguez.


j'éprouve un malaise lorsque quelqu'un s'estime souspayé à 48 000$ par mois!!!
vous rendez-vous compte que c'est le revenu annuel moyen d'une famille au Québec???


si vous arrivez pas à boucler vos fin de mois avec ça, cessez de vous torcher avec des feuilles d'or...


vous occultez aussi le cout prohibitif des asurances professionneles dans un pays ou la moindre pécadille entraine des poursuites chiffrées en million...


vous oubliez aussi le fait que tout pres de 40% des couts administratifs du système de santé des U$A (si c'est bien celui dont vous parlez...) est accaparé par les compagnies d'assurances... et que plus de 40 millions d'américains n'ont aucune assurance et donc difficilement accès aux soins requis...


je suis cependant d'accord avec vous sur 1 point:
le fait que les médecins soient peu tenté de s'expatrier aux U$A relève davantage du phénomène culturel que de quoi que ce soit d'autre... et certainement pas de la vocation!


tous les bénéfices de la vie dans une société donnée ne sont pas mesurables pécunièrement...

;-)


lustuccc a dit le 11 octobre 2007

@ Le bon Taon

Bravo! et merci d'avoir ouvert ta grand trappe!

Au risque de me répéter
Sicko de Michael Moore avec sous-titres Français.
http://www.torrentz.com/search?x=0&y=0&q=sicko+fr


Renart L'éveillé a dit le 12 octobre 2007

Pierre,

« Le fait est que ceux qui restent le font par vocation et aussi pour vivre dans une société où ils ne sont pas (encore) obligés de faire escorter leurs enfants à l'école par des gardes armés, de crainte de les voir se faire kidnapper contre rançon (comme cela arrive à Miami). »

Ç'a l'air que la qualité de vie est aussi importante que l'argent dans ses poches, donc que le salaire des médecins ici vaudrait plus que celui des médecins de Miami. Comme quoi tout est relatif et qu'il faudrait donc arrêter de comparer des pommes avec des oranges...

Cash,

de quoi tu parles? Je ne pense pas qu'on vive sur la même planète! J'ai habité sur le Plateau pendant des années et il n'y a pas de liste quelconque, ni de différence avec le reste du Québec, rien, niet, nada! Tu devrais élargir ton vocabulaire et aller plus loin que : Plateau = méchant. Pathétique.


Cash a dit le 12 octobre 2007

Renart, je parle de la clique de biens pensants de mourial, qui veulent régir la province et tu sembles vouloir en faire parti en tant que détenteur de la vérité ultime mais la place est prise ti gars, ......LUSTUCC, il faut voir dans la demi vérité de Sicko qu'il y a environ 20 millions de sans papiers aux states et aussi des milliers de gens super riches qui n'en ont rien à cirer des assurances et des groupes religieux qui refusent l'assurance. Le gros Moore a omit de mentionner comme c'est son habitude....Toutes proportions gardée, il y a plus de monde à l'accueil Bonneau.


Cash a dit le 12 octobre 2007

Lustucc: Il faut aussi ajouter les centaines de personnes qui crèvent sur les listes d'attente de notre merveilleux système syndicalo communiste dans lequel un moppoligiste syndiqué est plus important qu'un malade. En fin de compte çé qui les mal-pris?


culbec a dit le 12 octobre 2007

Notre systeme de sante est le plus meileure systeme de sante au monde, alors arreter de vous poser des questions gang de Culbecois sans talent oups sans patient!


lustuccc a dit le 12 octobre 2007

@ Cash-(culbec)

Je te gagerais un vieux brun que tu n'as jamais vu un seul Film de Michael Moore... pis ta réponse ne m'intéresse pas.
Ta mauvaise foi et ta haine me rendent "sicko"... c'est le temps d'une pilule rouge!


William a dit le 12 octobre 2007

@Lustuccc

Quand tu parles de Le Bon Taon tu dis "Bravo! et merci d'avoir ouvert ta grand trappe!" moi j'aurais plutôt dit : "Merci d'avoir ouvert tout grand ta trappe" parce qu'il en avait long à dire le Taon.

En passant, Le Bon Taon, BRAVO pour ton texte j'apréhendais assez mal le texte vu la longueur mais se fut un plaisir à lire puisque je l'ai dévoré. De plus, le message est clair et mériterais d'être affiché dans les lieux de soins de santé, histoire de remonter le moral des troupes. Je suis particulièrement daccord avec toi lorsque tu remets la faute aux politiciens pour l'inefficacité du système.

J'ai beaucoup de misère avec le principe "d'assurance" en santé. Un système mixte de santé avec la possibilité d'assurance privé contribuera forcément à l'explosion des coûts. En conséquence, en instaurant un système mixte, privé-publique, le système sera désengorger par le privé mais les coûts de l'ensemble des soins de santé augmentera vertigineusement rendant la tâche tout aussi difficile sinon pire pour le publique.

Si vous avez un doute, allez chez Lebo et faites remplacer votre parbrise en le faisant passer sur vos assurances, coûts du parbrise 600$. Allez-y maintenant et spécifiéz que ce ne sont pas les assurances qui paient, coût du parbrise, 300$. Résultat de tout ça, vos assurance coûte probablement 50% trop cher par rapport à ce que vous en retirez.


Cash a dit le 12 octobre 2007

OK lustucc, continue à rêver, c'est ton droit.


Nathalie a dit le 12 octobre 2007

@lustucc.. tu as trouvé un autre gros racket.. personnellement, il y a longtemps que je savais quand tu dis..

"Plus plus on prends de médicaments chimiques, plus on accumule de toxines dans les milliards de cellules de notre corps... et plus on a de chance d'être malade."

Cela est autant valable pour les soulagements sans ordonnance. Le racket est dénoncé...que je sais depuis belle lurette.
Pourquoi croyez-vous qu'ils retirent de temps à autres des médicaments lorsque ceux-ci se sont révélés "nocifs"? Croyez vous qu'ils ne "savait pas"? Ils le savent jusqu'à ce que les cas soit dénoncés, ah là..ils retirent le produit du marché et on en parle plus.

Les vaccins contre la grippe... une autre tromperie. Il y a quelques années, je travaillais dans un département et la plupart allais se faire vacciner contre la grippe. Pas moi. Et à chaque année, ces mêmes gens étaient malades (rhume, bronchite, etc) et pas ceux qui n'était pas vacciné. Même un de mes amis tenait mordicus à se faire vacciner à chaque année et pour ensuite être malade. Moi rien. Je suis une personne qui ne croit pas immédiatement ce qu'on raconte mais observe les faits et conséquences. Ne trouvez vous pas quelque chose de louche dans tout ça? Une année, tu peux te dire..ok c'est une coincidence que tous les vaccinés sont malades toute l'hiver..mais année après année..?? Je l'ai constaté.

Prenez un calendrier et noter toutes les fois que les gens vaccinés contre la grippe tombe malade durant l'hiver vs ceux qui ne sont pas vacinés.. vous m'en donnerez des nouvelles.

Hier, ils parlait des sirops pour enfants.. ils n'ont jamais été testé avant d'être sur le marché. Qui croyez-vous qui les tests? Pourtant ils en ont vendus avant de se faire "pognier". Nous avons beaucoup d'indulgence envers la science.

Nous ne pouvons nous permettre du repos car il faut continuellement performer. Ils le savent. Prendre ces cochonneries en fait ralenti le système tout en nous gardant "éveillés".

En tout cas, je trouve cela très déplorable. Ma pharmacie ne contient aucun truc de la sorte si ce n'est que des comprimés pour le mal de tête. Point. Rhume? Mon remède secret et prouvé depuis bien des années.. coute moins de 5$ et se vend à l'épicerie. Deux à trois jours de consommation à raison de deux à trois verres par jour de ce breuvage miraculeux avec repos et pu rien... Cela fait des années que je procède ainsi.

Lorsque ma fille était bébé...était constamment rhumes, bronchites, pneumonie, etc. Normal, elle allait à la garderie. Les médicaments ne changerai rien. Ma grand-mère a fabriqué un sirop naturel qui a renforci ses poumons, depuis elle n'a jamais été malade et jamais repris de médicaments. Ça fait 10 ans de cela. Aprés cette épisode, je me suis posé beaucoup de questions et fait des recherches et des tests...et j'ai trouvé mon élexir miracle disponible dans toutes les bonnes épiceries pour moins de 5$.

Il ne faut jamais oublier que les médicaments et les sirops sont des drogues... légales. Il y a pas grande différence avec le pusher du coin. Sauf qu'on l'appel "médicament"..c'est plus joli et rassurant.



devine a dit le 12 octobre 2007

Si la vente de médicaments est un racket , ce racket a un petit frère..........les produits "naturels" !
Ça c'est un racket encore pire que les médicaments conventionnels.

On dira bien ce qu'on veut des médicaments , mais ceux ci guérissent , ou soulagent des milliers de personnes à chaque jour.

Quand tu fais de l'athsme ,et que tu ne te médicamente pas , tu crèves.
Alors ce n'est pas moi qui vais "chier" sur les médicaments.

Quand tu fais des migraines qui te font vomir , que tu perds l'équilibre et que la tête veut éclater , ton Maxalt tu le prend et tu en bien content.

Le film d'Arcand nous fait voir seulement un côté de la médaille .S'il vous plaît soyons critique.


Félix a dit le 12 octobre 2007

@Devine,

les sociétés pharmaceutiques encourage, malheureusement, la surconsommation de ces médicaments. Cela à, pour conséquences, d'accélérer la mutation des virus, d'affaiblir notre système immunitaire etd'augmenter le niveau de toxines dans notre sang, ce qui l'empêche de se débarasser de toxine autre que celles-ci.


En ce qui concerne ceux qui disent que les produits naturels sont meilleurs pour la santé... laissez moi leur rappelé que le mercure est formé naturellement par la nature et c'est pourtant hautement toxique. Même chose pour le cyanure. Bref, prudence avec ces produits est de mise.


Félix a dit le 12 octobre 2007

@Devine,

J'oubliais, je souffre régulièrement de migraine, dans ce cas, une journée de repos est le meilleur remède qui existe. Cela prend peut-être plus de temps à agir que le maxalt, mais c'est nettement plus efficace et relaxant.


devine a dit le 12 octobre 2007

Félix, quand tu as une VRAIE migraine et que tu vomis et que tu n'a pas d'équilbre , tu vas prendre une marche dehors ?

Franchement , je ne crois pas que tu aie eu ce genre de migraine .Si tel était le cas tu comprendrais ce que je veux dire.


Félix a dit le 12 octobre 2007

Oui j'ai eu de tel migraine, étoudissement, nausé et douleur intense lorsqu'ont entend un bruit quelconque. Ajoute à cela une impression de ce faire percer le cràne par une aiguille à tricoté et qu'ensuite ont tricote à l'intérieur. Dans ce cas, si il y bien une chose que je ne fait pas, c'est bien une marche. Je reste couché dans mon lit et je relaxe. Pas de bruit, pas de télévision, pas de stress, le calme total.


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